Il n'existe aucune vérité absolue mais des milliards de vérités personnelles


C'est en partie dans cette optique que j'ai voulu approcher cette histoire. En tentant de donner un sens aux Guerres saintes contre Athéna, j'en suis venu à m'interroger sur les guerres humaines avant tout. Pourquoi est-il si difficile de se comprendre parfois ? Comment devenir amis, nous que tout sépare ? Comment changer notre haine en respect, en écoute de l'autre, en curiosité ? Si tout nous oppose, alors il y a d'autant plus à apprendre. Comment vois-tu la vie ? Quels sont tes rêves, tes peurs ? Ouvre-moi ton cœur pour que je n'aie plus peur d'ouvrir le mien, découvrons ensemble les vertus de la communication. Parlons ; mettons notre intelligence en commun afin de vivre dans un monde où nous partageons plus que nous envions ; où nous ouvrons les yeux plutôt que de cacher notre vulnérabilité derrière des murailles invincibles.

Jamais notre esprit n'épousera toutes les beautés de ce monde, jamais nos réflexions ne nous porterons assez loin pour nous faire atteindre ce nirvana de paix, cette conscience que comme un nuage, nous ne mourrons pas ; nous devenons pluie, rivière, lac, océan, puis vapeur, et nuage de nouveau. Puisque nous sommes si éphémères, pourquoi ne pas vivre en suivant son cœur plutôt que sa peur ? Je veux croire en un monde meilleur dont l'art est le poète, et ma foi en les hommes me pousse à croire en l'impossible. Saint Seiya, inspiration qui a intimement accompagné mon adolescence, me donne cette volonté de croire en mes idéaux, espérer toucher les cœurs pour les caresser d'un souffle pacifique qu'ils pourront partager à leur tour.

Si Saint Seiya est l'univers de base de ce récit, j'ai tenu à relater l'évolution de nouveaux personnages pour avoir la liberté de les voir mûrir. Mon souhait était aussi de rendre Saint Seiya accessible aux profanes afin qu'une personne non familiarisée avec ce monde puisse s'y investir avec autant de plaisir.

En relisant le premier livre, j'ai réalisé m'être fragmenté en chaque personnage, plaçant dans l'un et l'autre une partie de mes doutes, de mes anxiétés, de ma force, de mes espoirs. J'ai l'impression de m'être divisé pour mieux tenter de me réconcilier, trouver cette harmonie personnelle derrière l'absurdité de la guerre. Me voilà donc piégé entre rêve et réalité, entre contraintes corporelles et liberté d'esprit. Arriverai-je à me réunifier, vivre enfin au présent dans ma rêvalité ?

En attendant, mon souhait le plus cher est que cette œuvre vous touche. Car si j'écris en solitaire, c'est vous tous qui m'inspirez.

Au fil des rencontres et des affinités, plusieurs personnes ont rejoint la Trilogie Gaïa. D'abord Maximilien Chavot pour les illustrations réunies en une galerie sur ce site. Puis Sonia-Ingrid Marshall pour la traduction anglaise du premier livre. Enfin Antoine Lamaze pour la réalisation de ce site Internet.

Je tiens donc à remercier Max dont les dessins en ont déjà ébloui plus d'un. Nous avons commencé à travailler ensemble en 2005, lorsque j'ai vu ses œuvres sur Deviantart, et je dois dire que cette collaboration est depuis des plus fructueuses. Les commentaires de Max m'ont souvent fait réfléchir à certains points à améliorer. Quant à ses dessins… je m'y perds encore si souvent. Quelle chance et quel bonheur pour un scénariste de voir ses personnages prendre corps, de leur découvrir des expressions si évidentes mais jusqu'alors inimaginables. Après une description sommaire et principalement psychologique, je laissais à Max la liberté de son style, de ses idées visuelles bien plus fournies que les miennes. Surpris par la régulière beauté des illustrations, j'y ai tant épuisé mon regard, et puisé d'inspiration… je les imagine bouger, vivre, interagir. Les combats de mon imagination n'en brillent que mieux, les sensations prennent visage humain et me troublent d'autant plus. Pour toutes ces émotions, encore merci, Max.

Un grand merci aussi à Sonia, pour les efforts et le travail acharné et délicat d'une traduction littéraire. Nous travaillions tous les deux pour une agence de traduction en Nouvelle-Zélande, et nos conversations nous menèrent vers la Trilogie Gaia. Sonia ne connaissait pas Saint Seiya, ainsi je fus d'autant plus heureux qu'elle apprécie l'histoire à ce point. Sonia s'attacha alors à traduire la Trilogie, et pour avoir suivi ses efforts et sa rigueur, je peux dire que ce fut un travail de longue haleine. Parvenir à rendre les subtilités, les jeux de mots… c'est un art, assurément, et Sonia lui fait honneur. Pour le plaisir de nos rencontres et pour l'ouverture de la Trilogie au monde anglophone, merci Sonia.

Merci aussi à Antoine dont le travail requiert précision et beaucoup de temps. Trois ans passés ensemble à l'ENITA de Bordeaux ont su dévoiler notre intérêt pour certains aspects créatifs. Or alors que je terminais la trilogie et un site amateur, Antoine et moi nous retrouvons après 4 ans au jour de l'an 2008. A la présentation de la Trilogie Gaïa et du site du Fyndel, Antoine s'est spontanément proposé de réaliser le site. Dès lors cette fenêtre sur Internet prend de l'ampleur en mon esprit, imaginant désormais photos et vidéos aux côtés des écrits. Le Fyndel peut devenir grâce à Antoine mon interface artistique, la lucarne de mes rêves, goutte dans un océan électronique. Pour ce labeur désintéressé, pour cette possibilité de partager si aisément jusqu'à l'autre bout du monde, merci Antoine.

Enfin mon cœur a une pensée pour ceux qui ont suivi la rédaction et dont le désir de lire la suite constituait un merveilleux encouragement. Emilie, Pascal, Benoit, merci pour la force puisée en votre espoir.


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Julien Jay
2004 - 2008
Nouvelle-Zélande - France