Forum Saint Seiya

Ou comment prolonger l'aventure…


La Trilogie Gaïa est un hommage à Saint Seiya, il est donc naturel que les plus intéressés soient les personnes sensibles à cet univers. Ainsi en 2008 je publiai la Trilogie sur deux fora : Saint Seiya Forum et Anime CDZ. Ces fora et sites dédiés m'ont fourni une aide précieuse dans la recherche d'informations concernant Saint Seiya, de plus les commentaires au fil des publications me furent d'autant plus importants que pour la première fois je confrontais mes écrits à une vaste public de trentenaires aux profils très divers mais partageant l'intérêt de l'univers si riche de Saint Seiya. Certains d'entre eux écrivent superbement, je fus donc comblé de lire leur regard sur cette œuvre.


J'ai réuni ici les commentaires qui m'ont le plus touché, ou ceux qui ont présenté un intérêt particulier pour moi. Je classe les commentaires selon 3 thèmes : le style d'écriture, l'histoire et les personnages. Enfin ne vous étonnez pas si mon nom n'apparaît pas, car Julien à ici laissé place à son avatar : Alwaïd.


Après le texte de présentation publié sur les fora sus-cités suivent ces dialogues dont les auteurs me pardonneront (je l'espère) le remaniement chronologique.





Après tant d'attente, de réflexion, de construction, et de jubilation, le jour est venu de vous présenter mon hommage à Saint Seiya.


Je me rappelle encore quand en 2004, de retour de voyage auprès d'une douce inspiratrice, une architecture soudaine s'édifia sous la surprise de mon imagination. Par sa naissance spontanée, les prémisses de la trilogie apportaient une cohésion à mon inspiration éparse.


Bercé de Saint Seiya depuis ses débuts, inspiré par cette oeuvre durant mon adolescence, et encore admirateur de cette philosophie, je tenais à y apporter ma vision de cette mythologie si actuelle. Et il semble que l'amour ait donné l'étincelle par laquelle un cosmos insoupçonné s'enflamma et me lança dans la rédaction. Chaque pierre sembla d'abord s'ajuster si naturellement ; beaucoup de mystères prenaient un sens dont la cohérence n'en finissait pas de me surprendre, et de me séduire.


Puis vint le temps des détails, des chemins dont les abords se devaient d'être dessinés avec précision. Paroles, actions, sentiments ! Tant de défis sous la plume, tant de plaisir à l'accouchement des pensées, et je l'espère de tout cœur, une certaine émotion à la lecture.


Vous étiez là lors des premiers pas de ce récit, car c'est l'instant où je postais un peu sur le forum. J'y ai puisé et puise encore à travers vos posts une inspiration riche et diverse. Par vos débats, par vos expressions d'une passion personnelle pour Saint Seiya, j'ai découvert un terreau dont la fertilité s'est mariée à celle des Muses pour permettre à cette histoire de gagner en diversité, en originalité, en profondeur. Alors je vous remercie. La trilogie en devient d'autant plus une oeuvre collective.



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Style littéraire




Snaritt (acte I)


J'ai souffert. Un peu au niveau des yeux, plus trop l'habitude de la police blanche sur fond noir. Dans mon orgueil beaucoup. Parce que fier je ne le suis pas des masses, sauf pour l'écriture, domaine dans lequel je m'autosatisfactionne à peine moins qu'Artaban. J'ai lu le premier paragraphe, je l'ai relu, puis trilu, et la le verdict est tombé plus lourd qu'un caillou sur la sandale de Sisyphe... "oh le con ! il écrit mieux que moi..." snif.


Disons qu'à mes yeux, tu excelles dans la suavité lyrique autant qu'Alaiya dans l'impitoyable réalisme émotionnel. La collaboration avec Max est parfaite, il y a largement autant de beauté qui nait sous ta plume que sous ses pinceaux. Et puis cette façon d'amener une description qui pourrait s'auto justifier par sa superbe, mais en l'attachant néanmoins à un détail qui a lui une incidence directe, même relative, avec un "évènement"... Du grand art. J'agonise de jalousie.


Pour résumer, j'aurais pu m'exprimer avec un seul mot : splendide. Mais ça n'aurait pas été juste, tu méritais bien un petit effort de clarté supplémentaire.



Alwaïd


Quelque part je pense devoir cela à la rigueur de rester à un nombre de page relativement constant d'un acte à l'autre. Condenser, condenser, et la poésie qui appelle floraison trouve à s'immiscer au coeur même de l'action. Pas trop de place pour le superflu donc, mais pas non plus au détriment de l'agencement des mots. Pas facile en effet, beaucoup de sueur et d'épuisement des yeux, mais quelle satisfaction au plaisir des lecteurs !



Snaritt


Ardues les contraintes que tu t'es imposées... Quoi qu'il en soit, tu touches vraiment à ce que je n'ai découvert que récemment, l'ineffable nécessité du superflu, ce petit quelque chose qui rend indispensables les quelques enluminures qu'un autre n'aurait pas écrit à ta place, et qui chez toi deviennent presque une évidence de la narration.


C'était un bon sentiment, jalousie n'était peut-être pas le bon mot, mais envie sans aucun doute. Disons que te lire me donne envie de mieux écrire, et ça c'est un fantastique pouvoir à mettre au crédit de ton écriture, et un pouvoir totalement bénéfique. Ton style fera partie de ceux dont se nourrira effectivement mon inspiration, ça ne fait aucun doute ^^



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Ludoxandros


Le style est toujours limpide, impeccable, enivrant. Tu tutoies avec Alaiya et Snaritt une certaine forme de perfection linguistique : tout coule, tout enivre. On se laisse bercer par la syntaxe, c'est un plaisir renouveler de te lire et, surtout, de te relire. Dernier point important qui justifie tout le plaisir que tu me donnes.


Concernant l'histoire en elle-même, elle prend un tour passionnant. Le scénario est étayé, les éléments pertinents. Ils viennent se marier à merveille avec le style hypnotique qui structure ton récit. Certains peuvent très bien écrire, mais avoir un fond creux, fade. Pour d'autres, une masse d'information sera dévoyée par un style occulte. Là, tout coule, simplement.



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Alaiya


Niveau style, là aussi, on a du nouveau, le côté lyrique signalé par Snaritt est palpable, mais c'est tellement bien exécuté qu'on ne s'en lasse pas. A vrai dire, je suis complètement soufflée par la "rentabilité" (ouh, le vilain mot) de tes descriptions. D'ailleurs, si je l'ai perçu tout de suite, j'aurais été bien incapable de le traduire aussi bien que Snaritt l'a fait dans son commentaire précédent. Parvenir à rendre cet aspect avec autant d'efficacité est réellement bluffant.


Pour l'heure, je place ce livre 2 au dessus du 1 car toutes les expositions mises en place dans le 1 trouvent leurs significations et évolutions dans le 2. Sinon, côté forme, on peut constater que ton lyrisme du livre 1 laisse place à une efficacité renforcée. Il n'est pas absent, loin de là , mais ce qui avait déjà été soulevé dans le livre 1, à savoir que chacune de tes descriptions a une utilité est encore plus perceptible dans le livre 2. Et on n'a encore plus de plaisir à lire et à se perdre dans tes mots.


Bref, je vais conclure ce premier commentaire long comme une journée sans clope par un grand bravo. Et un grand merci aussi. Parce que quand celui qui écrit y met son cœur, il en offre un bout à celui qui lit. Précieux.



Alwaïd


C'est vrai que les 3 livres sont un peu différents. En fait entre chaque livre j'ai laissé passer quelques mois, et entre temps ma vie prenait de nouvelles tournures. Chacun porte donc une ambiance qui lui est propre et j'ignore dans quelle proportion l'ambiance du moment a déteint sur les livres.


Je n'ai eu de cesse par exemple de m'étonner qu'en un pays si lumineux que la Nouvelle-Zélande, dans une maison superbe et découvrant la vie à deux, j'ai écrit tout le livre 2 où le soleil jamais ne perce.


Pour le livre 3, je l'ai écrit à mon retour en France, heurté à toutes les difficultés que j'avais oubliées. La galère pour un job, le poids de la vie familiale, les sourires si difficilement arrachés, la tension perceptible parmi une population si nombreuses et compétitive. La guerre de ma réinsertion a donc aisément résonner avec celle de Gaïa.


Pour le livre 1 enfin, le lyrisme provient certainement de mon envoûtement encore si frais né des yeux d'une amie. Il n'a pas fallu chercher plus loin l'amour, le besoin de le crier de le matérialiser par des mots puisque sa concrétisation m'était refusée.



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Vincent, sans pseudo


Quant au style, on sent qu'il est très bien maîtrisé. Cependant, j'ai été parfois déconcerté par une sorte de changement de style : la plupart du temps tu rédiges dans un style simple, fluide, et parfois ton style devient plus complexe, plus alambiqué. Les deux manières d'écrire sont bonnes (même si j'ai tendance à préférer la deuxième, plus droit au but), mais c'est déroutant de passer de l'un à l'autre sans raison apparente. Peut-être est-ce volontaire, peut-être n'est-ce même pas conscient.



Alaiya


Personnellement, je n'ai pas ressenti de réelle dichotomie dans le style, tout se tient et s'écoule avec facilité. Après c'est une question de goût, j'ai tendance à préférer lire une prose réfléchie, construite, démontrant une vraie virtuosité de la langue plutôt qu'un basique sujet-verbe-complément. Je n'ai rien contre cette dernière construction cela dit, il faut en user pour mettre du rythme d'ailleurs, mais un savant mélange des deux est plus goutu à la lecture, du moins, c'est mon avis.



Alwaïd


Je pense que ce n'est pas vraiment conscient en fait. Je me laisse porter par l'écriture et parfois c'est l'émotion qui, plus intense, me fait partir plus loin. En tout cas j'ai l'impression que le style se simplifie au fil de l'histoire. Et ma soeur m'a très justement fait remarquer que parfois, désireux d'exprimer une idée qui m'est évidente mais que les mots expriment avec peine, j'ai tendance à plus chercher les beaux mots que les bons mots. L'esthétique de la phrase plutôt que son sens et sa limpidité. Dans un récit comme la trilogie ça peut passer, mais le défi est de trouver le juste milieu entre les deux.




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Histoire



Cluclu


Ca fait plusieurs années que je lis (dévore est plutôt le mot) et peu de fics ont échappé à mon attention. Mais cela fait longtemps que je n'ai pas attendu de suite avec autant d'impatience...



Glaucos


Voilà, c'est juste pour dire que cette fanfic est GENIALE. Oui, une des meilleures fanfics qu'il m'ait été donné de lire...



Spider


J'ai suivi ta fic depuis les premiers posts... beaucoup de frustration a certaines occasions car l'histoire prend a chaque chapitre des tournants inattendus pour moi. Une qualité d'écriture excellente, un scénario intriguant et envoûtant, et surtout très cohérent. Des héros avec chacun leur personnalité, une approche des dieux innovante. Clairement la meilleure fic que j'ai lu depuis le Paradise Chapter... et encore, je me demande si je ne préfère pas la tienne. En tout cas ça a été l'une de mes lectures favorites.



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Alaiya


Je salue là la patience dont tu as su faire preuve pour ne pas craquer et faire découvrir cette histoire qui t'aura occupé un très long moment de ta vie. Pour tout cela, bravo, cet achèvement est à mon sens à la hauteur des espoirs, de l'énergie et de la passion que tu as mis dans ce travail.


Donc, oui, j'accroche complètement à cet univers entièrement nouveau, avec des personnages inédits tous dotés d'une personnalité et d'un background bien à eux, ce croisement, ou plutôt devrais je dire "glissement" vers une réalité très ancrée de laquelle on s'écarte pourtant très vite, seuls quelques phrases, voire mots, nous rappellent cet état de fait. Le Sanctuaire est indubitablement présent et l'aspect je dirais "féérique", "enchanté" de l'histoire prend totalement le dessus.


En ce qui concerne l'histoire et les personnages eux-mêmes: pour l'histoire, on est sur du SSS (saint seiya spirit) c'est très évident. N'étant pas une adepte inconditionnelle de ce genre, il faut vraiment que ce soit très bien écrit pour que je m'y plonge. Là , ça passe tout seul, sans doute aussi parce que les personnages prennent le pas en terme d'importance sur cet approche.


Sinon, j'ai beaucoup apprécié le savant mélange que tu fais entre les lieux réels et les lieux fictifs, les références à la série d'origine et les adaptations iconoclastes que j'aime particulièrement avec notamment la transformation du bronze en argent. Tu te fais plaisir, c'est ton histoire, et j'aime quand ça prend ce genre de tournure.


Bref! Toujours aussi prenant et fascinant, dense aussi mais qui se laisse lire au fil de l'eau, avec un plaisir sans cesse renouvelé car à ce niveau là , on ne peut que faire confiance à l'auteur pour nous amener là où il le souhaite... et le pire, c'est qu'on le laisse faire.



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Ludoxandros


Le sujet, présentant une vision nouvelle de Saint Seiya, prenant de salvatrices et régénératrices libertés avec l'œuvre originelle, est enthousiasmant.


Première chose, c'est bien du Saint Seiya : les codes sont là : la naissance attendue, les entraînements. Les ponts avec la génération précédente sont distillés avec justesse. Un point intéressant est le côté intemporel de l'histoire : on se situe au XXIIIè siècle, on pourrait tout autant vivre de nos jours. Le Sanctuaire garde cette atmosphère hors du temps.


Comme tu l'indiques, écrire au rythme des commentaires risque de dénaturer la base scénaristique initiale, d'influencer tel ou tel personnage, de dénaturer telle ou telle scène initialement prévue. Les encouragements mobilisateurs sont perdus au profit d'une histoire totalement personnelle. Il faut écrire pour soi : une fic est une aventure d'abord personnelle, nous n'écrivons pas pour vivre et ne sommes pas conditionnés à un besoin mercantile qui pourrait nous incité à répondre aux attentes des fans. Cette liberté est précieuse à mon sens.



Alwaïd


Oui, à un point près. Ecrire pour soi ! je me demande dans quelle mesure on écrit pour soi. Pour sortir autant ses tripes que sa philosophie, oui, mais au final, si cette oeuvre n'était destinée à aucune lecture, en prendrions-nous la peine ? D'où le plaisir de la publication ! l'histoire est là , nous y avons déversé notre personnalité, il reste ensuite à lui donner écho par le regard des autres, chercher des résonances, découvrir des affinités. Après une quête personnelle arrive enfin le partage.



Ludoxandros


Le scénario: riche. Beaucoup de travail en amont, bonne gestion de la mythologie. Le genre est renouvelé, cohérent, intéressant, surprenant. Ce dernier mot est important : si le lecteur est surpris, une bonne part du chemin est faite. (…) Oui, là , tu tutoies le génie scénaristique. Le bémol, mais là comment te blâmer tant je sais que c'est difficile, c'est la narration des combats. Très littéraires, pas assez cinématographiques à mon sens.


Utiliser avec autant de justesse une culture riche est la marque des grands. Je lirai avec délectation la suite de cette épopée passionnante.



Alwaïd


C'est ce que j'aime dans l'écriture ou le cinéma, peut-être l'art en général : on est libre de s'inspirer de cultures, de pensées, d'émotions extrêmement diversifiées et il ne tient qu'à nous de les parcourir, de les laisser pour d'autres, bref on explore ce qui nous intéresse et on en donne notre interprétation, avant de partir découvrir un autre fragment de cette connaissance insondable. C'est un monde presque infini que nous avons à portée de main et c'est grisant de s'y plonger.


Un des objectifs de la rédaction de la trilogie était de m'épuiser à l'écriture et d'explorer ce qui me plaisait, ce qui me portait ou m'inspirait, ce dans quoi je me sentais le plus à l'aise en fait. Or les combats sont certainement les parties qui m'ont été les plus délicates à écrire. Les descriptions 'physiques' me rebutent plus que l'expression des sentiments ou l'intensité mise dans certains dialogues. Et c'est peut-être ce qui distille un peu de lyrisme dans des scènes a priori anodines.



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Vincent, sans pseudo


Une réflexion m'est venue plusieurs fois à l'esprit : la fanfic aurait pu s'appeler "Les Chevaliers des Arts", tant chaque héros est autant artiste que chevalier. Zeuxis a la peinture, Neferia la danse, Phidias la sculpture, etc. Sans compter les livres d'Hipparque, ou Bayer et la transe. C'est un aspect que Kurumada a plusieurs fois exploité dans ses oeuvres (le pianiste dans Ring Ni Kakero, le violoniste dans B't X), mais peu ou même pas du tout dans StS, c'était donc une très bonne idée d'avoir intégré cette dimension artistique, en plus en l'ayant décliné sous tant de formes différentes.



Alwaïd


Ah, je suis heureux de lire ça ! C'est vrai que dans l'œuvre de Kurumada cet aspect est peu développé et pourtant, la force est loin de résider uniquement dans les poings. Je voulais montrer qu'une âme artistique pouvait aussi bouleverser un destin, que parmi l'incroyable diversité des sensibilités se découvrait des alchimies surprenantes et complémentaires. Quand je vois certains artistes épuisés dans leur art, qui y cherchent la quintessence d'une forme de beauté, la force d'un message, le perfectionnisme de la restitution d'une émotion, je me dis que leur volonté est là aussi mise à rude épreuve, et le cosmos n'est-il pas lié à la volonté ? Enfin la guerre par l'art démontre un peu mes espoirs actuels, même si dans nos sociétés l'art semble bien pâle à faire oublier ou améliorer le fardeau de l'économie et des jeux politiques.



Vincent, sans pseudo


La scène qui m'a sans doute le plus marqué dans ce premier livre est celle de la Sentence, très impressionnante. Et moi qui pensais qu'on ne pouvait pas faire plus fort que l'affrontement des deux Athéna Exclamation du chapitre Hadès. Dans cette séquence, et aussi dans le reste de l'œuvre, j'ai la sensation que tu t'inspires beaucoup du style d'Okada, à savoir que tu ne décris pas des combats physiques, mais plutôt surnaturels, où tu ne te mets aucune limite sur l'apparence et la teneur des techniques.


J'aime ta manière de traiter les événements sans concessions, et sans t'étendre sur des éléments inutiles. Il en va de même pour les combats : ils sont généralement rapides et remportés haut la main, sans fioritures "il est plus fort que moi mais j'ai quand même réussi à le blesser...". Ils sont de ce fait assez éloignés de l'esprit StS (bien que le chapitre Hadès s'en rapproche), mais bien plus efficaces. J'ai notamment adoré l'intervention d'Athéna à la fin.


Il y a même certains sacrifices "inutiles", un peu frustrants mais nécessaires au contexte de guerre sans pitié.



Alwaïd


Si dans la plupart des histoires chaque chose trouve sa place, chaque construction se voit détruite avec sens ou cohérence, ici je voulais appuyer sur le fait que de grands projets développés de longue date et en cours de réussite peuvent être fauchés d'une seconde à l'autre par un élément imprévisible et laisser en plan le complexe édifice qui prenait lentement forme.


Saint Seiya ne nous a pas habitué à voir les 'grands' disparaître facilement ou stupidement. Là je l'ai fait, or c'était plus facile de le faire avec un ennemi qu'avec un des héros.


Pour conclure, je voulais moins de morts héroïques pour faire apparaître la guerre d'autant plus cruelle qu'elle ne permet pas toujours de voir les héros atteindre leur quintessence avant leur disparition. Si la guerre éveille des potentiels endormis, combien en fauche-t-elle avant leur éclosion ?



Vincent, sans pseudo


Je viens de finir la troisième partie de la Trilogie, et... ça va être plus compliqué d'en parler, non seulement car c'est la fin, mais en plus car c'est une partie très dense en informations. Il y a du bon et du moins bon, mais globalement ça reste au même niveau que les deux premiers livres : excellent.


Ce qui saute une fois de plus aux yeux, c'est que tu ne te gênes pas pour faire de nombreuses entorses à l'esprit typiquement shônen de StS : combats rapides, morts pas forcément héroïques et larmoyantes, intégration d'éléments étrangers comme le futurisme, le sexe, la science-fiction, etc. Pourtant, ta fanfic est très Saint Seiya Spirit, dans le sens ou j'ai vraiment l'impression de lire une partie intégrante de l'oeuvre. Je ne saurais dire comment ce grand écart fonctionne, mais ça fonctionne.




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Personnages




Alaiya


Pour les personnages, ma foi, Zeuxis ne me pose pas de problèmes particuliers (il est un peu présomptueux et dédaigneux mais ça reste acceptable) par contre, ce serait plutôt Bayer qui me fait chouiner. Je ne suis pas fan, ni de sa manière d'être, ni de sa manière de s'exprimer, ni de... bref, il est un poil too much pour moi.


Pour autant, Sheliak j'aime beaucoup, sa course aux perceptions supérieures me fait sourire mais pas tant que ça finalement, j'ai le pressentiment d'une réelle profondeur chez ce personnage, certes nourrie de son passé et qui a mon sens va bien au delà de son bannissement du Sanctuaire. Je verrai ce que la suite me réserve.



Alwaïd


J'ai commencé la trilogie sans le prologue, jusqu'au moment où je n'arrivais plus à faire avancer les personnages car je ne les connaissais pas assez ! Du coup je me suis penché sur leur passé et ça a considérablement aidé par la suite.


J'ai réalisé après coup avoir donné à la majorité des saints un trait de mon caractère poussé ensuite à l'extrême. Comme si je cherchais à explorer ces différentes facettes partiellement exprimées dans mon quotidien. Et les faire interagir était une façon de questionner chaque comportement, chaque philosophie. Une polyschizophrénie en somme ! L'un questionne l'autre, l'un défi l'autre, et le combat ou l'affinité en vient à révéler les incohérences ou les 'vérités' cachées qu'un trait de caractère isolé ne suffit pas à comprendre. Je teste, j'explore, je confronte, et c'est en partie à cause de cette fragmentation titillant l'inconscient que plus d'une fois les personnages m'ont semblé agir selon leur propre volonté.


Hipparque a reçu mes doutes, ma soif irraisonnée et dispersée de compréhension évidemment inassouvie puisque le monde et les philosophies sont si vastes qu'il est impossible de les explorer assez en profondeur sans s'y perdre.


Oisin est l'optimiste parmi les chevaliers, il est mon optimisme et l'amour, la confiance en les hommes dont je me gorge pour aller de l'avant. Or la trilogie est une introspection personnelle à travers mes personnages, et il m'est apparu que l'optimisme seul ne me mènerait pas loin s'il n'est pas accompagné d'autres atouts. J'ai réalisé ses limites et la nécessité de lui adjoindre la force d'autres caractères nécessaires à se frayer une voix dans un monde si complexe où les seuls sourires ne suffisent pas à ouvrir les portes espérées. C'était une façon d'exprimer que si l'optimisme peut être salutaire, pour apprendre à combattre il faut aussi s'armer autrement. Peut-être aussi le faire disparaître prématurément était une façon de préserver son innocence.


Sheliak est la tragédie dont mon âme s'est nourrie pour la trilogie. Peut-être est-ce quelque part la profondeur que tu devines en lui. Même si l'apparence de la suite te donnera raison ou non selon l'échelle à laquelle on observe, les battements de son cœur résonnent en trame de fond de ce récit.


Le non-manichéisme, d'Hadès notamment, est quelque chose auquel je tiens. Déjà le combat du Sanctuaire opposant les bronze aux chevaliers d'or puis le passage d'Asgard m'avaient particulièrement touchés pour ça. Il n'y a pas vraiment de bien et de mal mais simplement une incompréhension, des objectifs différents et incompatibles mais pourtant compréhensibles. Je trouve que le côté tragique est d'autant plus fort lorsque deux opposants se battent pour une cause louable.


A mon esprit résonnait la peur que Maui n'ait pas assez de relief. Ca soulève un point qui n'en finit pas de me chagriner d'ailleurs, à savoir que j'ai vécu trois ans en Nouvelle-Zélande mais qu'hélas je n'ai pas eu beaucoup l'occasion de m'immiscer dans la civilisation et l'état d'esprit des Maoris. Ils se trouvent surtout sur l'île du Nord alors que j'étais au sud. Et du coup je sens dans le traitement de Maui que je ne lui ai pas donné la force, la fougue et la fierté des Maori. Avoir la sensation d'être passé à côté de lui me rappelle mon échec à comprendre vraiment cette civilisation. Dommage.


Tito est un personnage qui quelque part m'échappait. Un des plus indépendants je dirais. Non pas que je lui ai accordé moins d'attention mais c'est comme s'il s'éloignait lui-même de l'auteur, peu désireux de s'investir même dans une relation épistolaire. Je ne sais pas si je suis très clair ! Un personnage que j'affectionne beaucoup au final, mais les personnages de la trilogie ont appris à redouter mon affection pour eux !


Zeuxis est une zone refoulée. C'est probablement pour ça que je ne l'appréciais guère au début. C'est drôle à dire mais au début je n'aimais pas Zeuxis. Mais bon il était là alors fallait bien que je fasse avec ! Je n'étais pas en accord avec lui, mais je devais pousser plus loin, ne serait-ce que pour sa capacité à briser la tranquillité. Cette agressivité, cette fierté poussée à l'extrême, ce sentiment de supériorité, je voulais voir où cela le mènerait. Et il est au final celui qui m'a le plus surpris, notamment dans une scène qui m'est chère.


Thanatos, ou comment auto-mutiler son utopisme. Ca fait du bien, même si c'est douloureux, de regarder objectivement les grandes lignes de notre cheminement d'humain. Tu parlais ailleurs de notre évolution positive notamment quant à l'environnement, je souhaite sincèrement que tu aies raison, même si je déplore le fait que ceux (entendre là nos fiers et beaux dirigeants) qui pourraient grandement accélérer ces processus semblent rester assez peu prompts à faire preuve de bon sens, et certes de courage, car il en faudra pour briser les autels de la divine Fortune.


Enfin Bayer, car on ne va pas tous les faire non plus ! Ce côté baba cool et détaché de toute inquiétude. Je m'attendais à une appréciation positive de ce personnage mais Max et toi confirmez le contraire. Au cours du deuxième livre, Max a craqué et Bayer s'en est pris plein la gueule ; certainement à raison. A l'époque j'ai été surpris mais c'était tellement vrai. Or dans le même temps je vivais un des plus douloureux conflits avec ma petite-amie de Nouvelle-Zélande, et elle me reprochait justement ce détachement (Bayerien) qui me faisait dire que tout va bien sans considérer sa douleur, d'effacer d'un mot doux ses troubles dont la profondeur réclamait pourtant autre chose qu'une caresse. Double gifle de deux personnes très différentes d'un bout à l'autre du monde mais accusant le même symptôme. Cela a eu le mérite de briser un certain aveuglement. Ca ne se verra peut-être pas dans l'histoire, mais au niveau personnel, la chaleur de la gifle a brûlé quelques ailes trop légères.



Alaiya


J'aime énormément le Lynx, vraiment et j'ai trouvé son histoire très cruelle, surtout quand Zeuxis lui montre, ou du moins l'aide à découvrir, la réalité. Là, on est vraiment en plein dans le discours que tu veux faire passer: Tito, aveuglé par sa jalousie, sa rancœur, sa haine jusqu'au point de ne pas voir la vérité à l'époque, c'était magnifique, vraiment. Mais tragique aussi. Très bonne approche aussi pour justifier la "foi" en Athéna, et la décrire. Je ne te dirais pas que je suis convaincue, mais tes arguments se tiennent et sont solides, le raisonnement est limpide. cet aspect est très rarement abordé dans les fics et c'est bien que tu t'y sois penché, en évitant de plus de t'y casser les dents.


J'ai beaucoup aimé Sheliak aussi, en poète désespéré qui parvient à trouver la lumière en dépit de son amour impossible. Bayer m'exaspère toujours autant (désolée) quant à Shiryu, grande classe.


Particulièrement aimé le destin de Seiya et la construction de son raisonnement, des étapes qui le jalonnent. Quelque part c'est mourir pour renaître, c'est devenir creux pour s'emplir de nouveau. En tout cas, c'est l'impression que j'en retire. La fin est belle, félicitations. J'avoue avoir ouvert de grands yeux devant les explications de Marine, mais l'avantage avec toi, c'est que tout se tient à chaque fois. L'Aigle symbole de Zeus... c'est évident, mais il fallait penser non seulement à l'exploiter mais à imbriquer toutes les conséquences qui en découlent avec un réel brio. A mon sens, ton plus beau tour de force, une telle appropriation de l'œuvre se salue bien bas.


Je doute fort que Ki-lin ait sombré du côté obscur de la force^^. Je crois au contraire qu'il endosse à merveille son rôle de Pope et j'ai hâte de connaître les tenants et les aboutissants de ses actes, à mon sens allant tous dans le sens de l'intérêt commun, au détriment sans doute des intérêts particuliers. A vrai dire, j'ai beaucoup de respect pour lui dans cette histoire.


A ce propos la leçon infligée à Neferia était méritée. Elle ne sait plus où se situe son cœur, elle danse comme elle papillonne, incapable de se fixer sur un seul but clairement identifié. Dans le même temps, je n'adhère pas (mais cela t'étonnera-t-il?) à son attitude pendant la domination d'Hadès et le discours de Bayer, allant dans le même sens, me semble un peu trop léger.


A noter au passage que j'apprécie Zeuxis de plus en plus, c'est le seul dans l'histoire à garder la tête froide. Encore un exemple de la sagacité de Ki-lin qui en a fait son second.


Pour conclure, décidément un récit dont j'ai du mal à me détacher lorsque je me plonge dedans. Je me rends compte de mon hypnotisme lorsque je le lis, et d'une certaine forme d'addiction naissante. C'est qu'on les aime tes personnages, et qu'on s'y attache. Sans doute l'une de tes plus grandes réussites, tant il est difficile d'amener au fanlecteur des personnages qu'il ne connaît pas.



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Ludoxandros


Une bonne fic, non, une bonne histoire, doit générer des personnages que l'on aime et que l'on déteste (le terme est un peu fort mais je ne suis pas plus inspiré que ça ce matin^^). Je suis partisan des caricatures et de l'évolution : quitte à avoir des persos, autant ne pas faire dans la dentelle et chercher un milieu ennuyeux : là, rien à dire, aucun de tes persos ne me semble " moyen ".


Prenons deux exemples : Bayer. THE mister " plus ". Il est tout de même bien énervant le petit gars, trop gentil, trop détaché trop ... pourtant je le vois comme une figure tout de même intéressante. Je ne l'apprécie pas vraiment mais il met bien en relief le caractère des autres. Il sert de miroir avec un Zeuxis plus intéressant. Reste à voir comment Bayer évoluera. Je ne te cache pas que j'espère qu'il va se durcir un peu le bonhomme.


Zeuxis, j'adore. Excellent dans son rôle, fier comme un coq, une véritable caricature qui sert le propos.



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Caamuus


La personnalité démontrée par Sheliak dans l'acte 1, lors de l'intervention de Hadès, en fait illico mon pote. Les ultra-classieux du genre, pft même pas mal je me débarrasse du premier qui me casse les pieds en un claquement de doigts et je suis trop fort même que j'ai même pas besoin de regarder ce que je fais, je craque mon slip, j'y peux rien ^^;


Sinon c'est concon, mais de par ses origines, Sheliak ne pouvait qu'attirer mon attention.Son attachement particulier a Asae me l'a définitivement acquis.


Concernant Altair, là encore les origines pèsent lourd, mais c'est aussi l'Altair des actes 1 et 2 qui ne peut que retenir l'attention. Le seul à ne pas avoir été sacré ; futur Silver de l'Aigle (ou du moins, destine à) ; son attitude face à Zeuxis en fait qqn d'extrêmement réaliste, attachant, et très enfantin... Contrairement aux autres, je trouve qu'Altair a gardé une maturité d'enfant, et ce n'est pas péjoratif : Altair, c'est le courage aveugle d'un gosse, l'acharnement obsédé et plein d'espoir des enfants, la confiance et la naïveté d'un enfant émerveillé par tout... S'il obtient son Armure, je m'attends à le voir grandir tout d'un coup, mais je trouve extrêmement plaisant que tu l'aies fait passer par ce stade entre les deux. Un peu comme Asae avant son éveil.


Ah ! J'oubliais ! Le cas Ki-Lin... C'est un cas assez extraordinaire, je trouve. L'évolution par laquelle tu l'as fait passer, du gamin espiègle a ce Pope froid et stratège est stupéfiante. Je ne sais pas encore si je l'apprécie ; je hais positivement les calculateurs et Ki-Lin est un p***** de calculateur, ce type il a un ordinateur a la place du cerveau et ça me donne des boutons. Est-ce par simple souci d'être a la hauteur, est-ce un manque total de confiance envers la nouvelle Chevalerie... ? Mais j'ai une affection démesurée pour le gamin du Kurumanga, alors wait and see... Mais, je répète, ça reste stupéfiant...


Zeuxis me déplait depuis le début... Même dans ce mini-paragraphe du prologue, on ressent déjà cet orgueil démesuré et je le voyais vantard, vaniteux et bouffi d'orgueil, le sale gamin calculateur à qui tout monte trop vite a la tête... Bref le genre a qui on a envie de coller une paire de baffes et de lui montrer qu'il y a mieux que toi alors les pieds sur terre hein... Lorsqu'il s'en prend à Sheliak et Altair, tiens donc il s'avère vraiment aussi antipathique qu'il en avait l'air... et ça ne change pas, du moins pas encore.


Je ne connais pas encore Bayer. De ce que je connais, c'est qqn qui m'amuse. Je trouve très drôle de l'avoir fait passer du britishe au rasta et son adaptation est amusante. Son flegme me plait et son détachement apparent m'amuse. Bref, c'est qqn de marrant, on dirait que tu l'as créé et développé dans la bonne humeur en t'amusant comme un gosse en imaginant les réactions qu'il susciterait ^^




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ATTENTION :  A  NE  LIRE  QU'UNE  FOIS  LA  LECTURE  DE  LA  TRILOGIE  ACHEVÉE





 Vincent, sans pseudo


 Pour ce qui est du sacrifice d'Athéna en revanche, je n'ai pas accroché.



Alwaïd


 Pour être sincère, j'ai eu beaucoup de mal à sacrifier Athéna, mais c'était nécessaire. On en a discuté avec Max, et il synthétisait très justement en disant qu'elle avait indirectement fait souffrir l'humanité pendant des générations et des générations à cause de sa ferveur aveugle à protéger ceux qu'elle condamnait par son ignorance, et que pour elle se sacrifier était une façon de mettre un terme définitif aux conflits qui déchiraient la terre.


 Je comprends que ce sacrifice paraisse répétitif, mais il y a un point important à prendre en considération. Je cite cette fois Hestia, qui calme les Olympiens après le sacrifice d'Athéna : Nul enfant ne naîtra d'un ventre condamné.


 Les Olympiens s'en tiennent à cela et partent, oubliant que si Héra refusait la seule présence d'Athéna sur Terre, ils laissent pourtant Hadès dans les plis de ce monde. Or Hadès est le dieu des morts avec les pouvoirs qu'on lui connaît, et le départ des dieux en rien ne lui enlève ses facultés divines.


 Je ne pousserai pas plus avant et laisserai chacun poursuivre l'histoire comme il l'entend, car si le point final est mis, les portes de l'imagination restent ouvertes et mènent à différents chemins.




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